Sa Sainteté le 14e Dalaï-Lama https://fr.dalailama.com/ en-us Sa Sainteté le Dalaï-Lama exprime sa tristesse à propos du tremblement de terre en Birmanie https://fr.dalailama.com/news/sa-sainteté-le-dalaï-lama-exprime-sa-tristesse-à-propos-du-tremblement-de-terre-en-birmanie Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/sa-sainteté-le-dalaï-lama-exprime-sa-tristesse-à-propos-du-tremblement-de-terre-en-birmanie Thekchen Tcheuling, Dharamshala, Inde — Sa Sainteté le Dalaï-Lama a exprimé sa tristesse au sujet du tremblement de terre dévastateur qui a frappé la Birmanie et qui a entraîné la perte de tant de vies précieuses, tandis que de nombreuses autres personnes ont été blessées.

« Je présente mes condoléances aux familles de celles et ceux qui ont perdu des êtres chers et je prie pour toutes les personnes qui, en Birmanie et dans les pays voisins comme la Thaïlande, ont été touchés par cette tragédie », a-t-il écrit.

« En attendant, il est encourageant de savoir qu'en plus des agences de l'ONU, des pays comme l'Inde envoient de l'aide humanitaire pour soutenir les efforts de secours dans les zones touchées par le tremblement de terre.

En témoignage de ma solidarité avec le peuple Birman, j'ai demandé à la Fondation Gaden Phodrang du Dalaï-Lama d'offrir un don par les voies appropriées pour les efforts de sauvetage et de secours. »

Le message de Sa Sainteté s'est conclu par des prières.

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Prières de longue vie offertes par le monastère de Nechung https://fr.dalailama.com/news/prières-de-longue-vie-offertes-par-le-monastère-de-nechung Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/prières-de-longue-vie-offertes-par-le-monastère-de-nechung Thekchen Tcheuling, Dharamsala, Inde, 24 mars 2025 — Ce matin, alors que le ciel était dégagé et que les sommets montagneux s’illuminaient sous les rayons du soleil, les moines et les sympathisants du monastère de Nechoung offrirent des prières pour la longue vie de Sa Sainteté le Dalaï-Lama. La cérémonie, présidée par Khochhen Rinpoché, le directeur du monastère de Mindrolling, se déroula dans l'une des salles de l'ancienne résidence de Sa Sainteté. Le son des cymbales, des tambours et des cors longs et courts annoncèrent l'arrivée de Sa Sainteté. Après avoir salué l'assemblée, Sa Sainteté prit place sur le trône. Khochhen Rinpoché lui offrit un katag, une écharpe de soie traditionnelle, en guise de bienvenue.

Les prières commencèrent par une invocation de Gourou Padmasambhava composée par Sa Sainteté et se poursuivirent par la prière de Jamyang Khyentsé Chökyi Lodrö pour la longue vie de Sa Sainteté.

Du thé et du riz sucré cérémoniels furent été servis.

Un mandala fut offert ainsi que des symboles du corps, de la parole et de l'esprit éveillé. Cinq moines représentant des dakinis, en costume de brocart et portant une couronne à cinq feuilles, entrèrent dans la salle en jouant du damarou (tambours) et des cloches. Ils se rassemblèrent devant le trône. Au fond de la salle se trouvait une statue réaliste à l'effigie de Sa Sainteté, debout, comme si Sa Sainteté s'apprêtait à partir, les paumes tournées vers l'extérieur en signe de protection.

Le maître de cérémonie et ses compagnons chantèrent aux dakinis, qui allaient emmener le lama dans leurs terres pures, que cette statue, ayant reçu toutes les bénédictions nécessaires, était plus précieuse à leurs yeux que le lama vivant et qu'elle devait être emmenée à sa place.

L'une après l'autre, les dakinis - Vajra-dakini, Ratna-dakini, Padma-dakini, Karma-dakini et Bouddha-dakini - quittèrent leur place devant le trône, sans se retourner, et se rassemblèrent autour de la statue. Puis elles quittèrent la salle en l’emportant.

L'oracle de Nechoung offrit à Sa Sainteté des symboles du corps, de la parole et de l'esprit du Bouddha. La prière de Jamyang Khyentsé Rinpoché pour la longue vie de Sa Sainteté fut offerte une fois de plus. Des demandes furent formulées pour que tous les aspects de la longévité et de la gloire de l'univers soient accordés au Lama. Des offrandes du vase de longévité, de pilules de longue vie et du nectar de longévité furent ensuite offerts.

Soudain, l’oracle de Nechoung, qui était assis au premier rang, face à Sa Sainteté, à gauche de Khochhen Rinpoché, entra spontanément en transe. Portant la coiffe d'un yogi, il s'approcha de Sa Sainteté et lui demanda de vivre longtemps pour le bien du Dharma et le bien-être des êtres sensibles. Après que l'oracle eut offert une écharpe de soie au maître de cérémonie, la transe se dissipa et l’oracle fut transporté hors de la salle.

Alors qu'une procession de personnes portant diverses offrandes traversait la salle, Khochhen Rinpoché offrit à Sa Sainteté les huit symboles auspicieux et les sept emblèmes royaux, lui faisant la requête de vivre longtemps et de continuer à enseigner. L’oracle de Nechoung revint et offrit à Sa Sainteté les huit substances auspicieuses.

La prière de Jamyang Khyentsé Rinpoché pour la longue vie de Sa Sainteté fut offerte une troisième fois. Ensuite, furent récitées une prière du Grand Dalaï-Lama, la Supplication des mots de vérité invoquant les Trois Joyaux, une prière de Gotsangpa et des versets de bon augure.

S'adressant à l'assemblée, Sa Sainteté se réjouit des bonnes prières offertes aujourd’hui, au cours de cette cérémonie pour sa longue vie.

« Je travaille dur pour assurer l'épanouissement des enseignements et le bien-être de tous les êtres, et je prie pour pouvoir continuer à le faire. Il y a maintenant des gens dans le monde entier qui s'intéressent à ce que le Bouddha a enseigné sur le fonctionnement de l'esprit et des émotions. Je continuerai à faire ce que je peux pour partager cette connaissance et assurer le confort et le bonheur des êtres. En attendant, je voudrais remercier toutes les personnes ici présentes qui appartiennent ou sont associées au monastère de Nechoung, pour avoir fait cette offrande de longue vie aujourd’hui. »

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Félicitations au nouveau Premier ministre du Canada https://fr.dalailama.com/news/félicitations-au-nouveau-premier-ministre-du-canada Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/félicitations-au-nouveau-premier-ministre-du-canada Thekchen Chöling, Dharamsala, HP, Inde, 15 mars 2025 - Sa Sainteté le Dalaï-Lama a écrit aujourd'hui à Mark Carney pour le féliciter de son élection à la tête du Parti libéral du Canada ainsi que pour sa nomination au poste de Premier ministre.

« Ayant moi-même le privilège d'être citoyen d'honneur du Canada, a-t-il écrit, je suis particulièrement fier que le Canada jouisse d'une démocratie dynamique. Lors de mes visites au Canada au fil des ans, j'ai été profondément touché par la chaleur de l'amitié et de l'affection que les Canadiens m'ont témoignées.» 

« Comme j'ai eu l'occasion de le dire à vos prédécesseurs, je voudrais également exprimer ma gratitude au gouvernement et au peuple du Canada pour l'aide constante qu'ils apportent au peuple tibétain ».

Sa Sainteté a conclu en disant : « Je vous souhaite tout le succès possible dans vos efforts pour répondre aux aspirations du peuple canadien et pour contribuer à la paix et à la stabilité dans le monde ».



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Célébration du Jour des Miracles https://fr.dalailama.com/news/célébration-du-jour-des-miracles Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/célébration-du-jour-des-miracles Thekchen Tcheuling, Dharamsala, Inde, 14 mars 2025 — Selon le calendrier tibétain, aujourd’hui, le quinzième jour de la nouvelle année du serpent de bois, marquait le Jour des Miracles. Ce jour spécial est l'occasion de célébrer les miracles accomplis par le Bouddha à Shravasti, en réponse à un défi lancé par six maîtres spirituels rivaux.

L'événement d'aujourd'hui faisait partie du Grand Festival de prières (le Mönlam Chenmo) établi par Djé Tsongkhapa au Jokhang de Lhassa en 1409. Au cours de son histoire, la célébration de cet événement a été perdue, mais elle a été relancée à l'époque de Gendun Gyatso, le Deuxième Dalaï-Lama, et a continué de perdurer jusqu'à aujourd'hui.

Chaque jour du festival était divisé en quatre sessions : une session de prières tôt le matin suivie d’une session d'enseignement, une session de prières à midi et une dernière l'après-midi. Pendant toute la durée des célébrations, la session d'enseignement était consacrée à la lecture des Contes de Jakata (Jatakamala) d'Aryashura, un récit poétique du IVe siècle relatant trente-quatre des plus célèbres vies antérieures du Bouddha. En ce quinzième jour du festival, jour de pleine lune, Tsongkhapa a également instauré une grande cérémonie publique pour générer la bodhichitta, l'aspiration à atteindre l'illumination pour le bénéfice de tous les êtres.

Le temps était doux aujourd’hui, et le soleil se reflétait sur les sommets himalayens. Le Tsuglagkhang, le temple tibétain principal, ainsi que sa cour, étaient remplis d'environ 6 000 personnes. Sa Sainteté le Dalaï-Lama franchit la porte de sa résidence en marchant d'un bon pas, escorté par des moines jouant de la corne à l'avant et un autre à l'arrière portant un parapluie cérémoniel jaune. Souriant en voyant tant de monde l'accueillir, Sa Sainteté s'arrêta pour saluer les gens de part et d’autre de l’allée.

Après que Sa Sainteté eut pris place sur le trône situé dans la véranda en contrebas du temple, le maître de chant dirigea une récitation rapide du Soutra du cœur, suivie de la prière de Trulshik Rinpoché relatant les incarnations d'Avalokiteshvara en Inde et au Tibet. Du thé et du riz sucré furent distribués et des versets d'offrande furent récités pour les bénir. Sikyong Penpa Tsering offrit à Sa Sainteté des représentations du corps, de la parole et de l'esprit du Bouddha, suivie d'une offrande de mandala. Plusieurs lamas éminents étaient assis près du trône, dont Thamthog Rinpoché, abbé du monastère de Namgyal, ainsi que Kundeling Tatsak Rinpoché, respectivement à gauche et à droite de Sa Sainteté.

« Aujourd'hui, nous sommes réunis pour le dernier jour du Grand Festival de prières », a déclaré Sa Sainteté à la foule. « Au Tibet, ce jour était traditionnellement le moment où les Guéshés Lharampas passaient leurs examens finaux. Des étudiants compétents des trois grands centres d'études, les monastères de Drépung, Séra et Ganden, les défiaient dans lors de débats. Je n'ai peut-être pas étudié autant que ces Guéshé, mais j'ai pu étudier et passer mes examens à Lhassa.

« À cette époque, j'ai fait des rêves étranges. Une fois, j'ai vu le Bouddha au centre de l'espace devant moi. Il me fit signe et je m’approchai de lui. Il semblait très content de moi, mais j'étais conscient de n'avoir rien d'autre à lui donner qu'un petit bonbon au chocolat, que je lui offris donc. Je pense que rêver ainsi du Bouddha montre que je suis un disciple sincère du Bouddha. J'ose même dire que je suis quelqu'un qui a délibérément pris naissance en tant que disciple du Bouddha.

« Nous avons perdu notre pays et nous vivons en exil ici en Inde et ailleurs. Ici et dans d'autres parties du monde, un intérêt croissant est né pour l'enseignement du Bouddha. J'ai pu discuter de l'enseignement du Bouddha avec des scientifiques et, lorsque je parle avec eux, j'ai l'impression d'être moi aussi un scientifique. Néanmoins, lorsque je parle avec des moines, je suis conscient d’être moine également.

« Avalokiteshvara est décrit comme ayant 1 000 yeux, ce que je n'ai pas, mais j'ai servi le Dharma au mieux de mes capacités. Je suis né dans les environs de Siling et j'ai reçu le nom de Lhamo Dondup, et la prédiction a été faite que l'on me découvrirait [en tant que réincarnation du précédent Dalaï-Lama] comme un garçon portant un nom de fille. Plus tard, j'ai été intronisé Dalaï-Lama. J'ai passé les examens pour devenir Guéshé Lharampa. En exil, j'ai servi le bouddhadharma et les êtres au mieux de mes capacités, et mes rêves m'ont indiqué que je pourrais vivre jusqu'à 110 ans ou plus. Pendant les années qui me restent à vivre, je suis déterminé à continuer à servir le Dharma et les êtres de mon mieux. Je suis ému par la prière que Djé Tsongkhapa a écrite à la fin de son Grand Traité sur les étapes progressives de la voie vers l’illumination.


Partout où l'enseignement du Bouddha ne s'est pas répandu

Et partout où il s'est répandu mais a décliné

Puissé-je, animé d'une grande compassion, élucider clairement

Ce trésor d'excellents bienfaits et de bonheur pour tous.

« Conformément à la tradition, je vais maintenant lire un extrait de l'un des contes de Jataka, qui racontent les vies antérieures du Bouddha. Dans cet extrait, le récit concerne une époque où le Bodhisattva était un marin sage et expérimenté ».

Sa Sainteté a commencé à lire le texte :

« Lorsqu’on demeure dans le Dharma, la vérité suffit à dissiper la destruction. Le Bodhisattva était un navigateur fort expérimenté, connu sous le nom de Suparaga ou « bon passage ». Dans sa vieillesse, des marchands de Bharukachehna, qui commerçaient avec le Pays de l'Or, l'invitèrent à naviguer avec eux. Suparaga répondit : « Je suis un vieil homme. Quelle aide pensez-vous que je puisse apporter ? Mon esprit vagabonde, mon corps est faible et j'ai presque perdu la vue. » Les marchands répliquèrent : « Nous vous voulons pour votre seule présence. » Par compassion, le Grand Être, bien que vieux et malade, monta à bord du navire.

Le navire traversa différentes mers, l'une plus agitée que l'autre. Les marchands étaient remplis de peur et de désespoir. À un moment, Suparaga, le Bodhisattva, les réconforta en disant : « Pour ceux qui veulent traverser le Grand Océan, de telles turbulences annonciatrices sont la règle. Pourquoi s'en étonner et devenir la proie de la peur et de l'émotion ? Les afflictions ne sont jamais vaincues par la tristesse et l'abattement. Celles et ceux qui sont assez intelligents pour faire ce qui doit être fait peuvent facilement surmonter toutes les difficultés. Courage ! »

Pourtant, la situation s’aggrava et l'équipage perdit le contrôle du navire. Les marchands se tournèrent à nouveau vers Suparaga pour lui demander son aide. « Toi qui as la capacité d'aider tous les êtres, qui as si souvent soulagé ceux qui étaient dans la détresse, le moment est venu d'utiliser ton pouvoir pour agir. Nous nous réfugions auprès de toi, car nous sommes dans une grande détresse et sans protection. »

C'est tout ce que Sa Sainteté a lu aujourd'hui.

La suite de l'histoire raconte comment le Bodhisattva jeta sa robe sur une épaule, s'agenouilla sur le pont du bateau et, s'inclinant, rendit un hommage sincère au Tathagata. Il dit aux marchands : « Vous, honorables marchands de mer, et vous, dieux du ciel et de l'océan, écoutez et soyez mes témoins. Depuis mon premier acte conscient, je ne me souviens pas d'avoir blessé un seul être vivant. Par le pouvoir de cet acte de vérité, par la force de ma réserve d'actions vertueuses, puisse ce navire faire demi-tour en toute sécurité sans tomber dans les antres de la mer ».

Et si grande était la puissance de sa vérité, si grande la splendeur de son mérite, que le courant et le vent changèrent de direction, faisant revenir le navire par où il était venu. En voyant le navire tourner, les marchands exultèrent d'admiration et de joie.

Aryashura, qui a compilé cette collection de contes de Jataka, commente : « Cette histoire démontre que lorsqu'on demeure dans le Dharma, le simple fait de dire la vérité suffit à dissiper les calamités. Elle montre également le grand avantage d'avoir des amis vertueux. Comme le dit le proverbe : « Ceux qui dépendent d'amis vertueux atteignent le bonheur ».

Sa Sainteté a continué par ces mots : « Je viens de l'Amdo, j'ai étudié et j'ai passé mes examens. Dans notre nouvelle situation d'exil, j'ai eu l'occasion de rencontrer des gens, des scientifiques en particulier, qui se sont intéressés à ce que le Bouddha avait à dire sur le fonctionnement de l'esprit et des émotions, en particulier sur la façon de traiter les afflictions mentales. Je pense que nos discussions ont été mutuellement bénéfiques. Ce qu'il faut retenir, c'est que si nous cultivons un cœur chaleureux, nous pourrons mener une vie pleine de sens.

« Dès que je me réveille le matin, je génère l'esprit d'éveil de la bodhichitta, l'aspiration à atteindre l'illumination pour aider tous les êtres, ainsi que la vue selon laquelle les choses n'existent pas telles qu'elles apparaissent. C'est ainsi que je commence chaque jour de ma vie.

« Cultiver l'esprit d'éveil nous aide à surmonter le désespoir. Il nous aide à nous sentir confiants de pouvoir travailler pour les êtres, jusqu’à la fin des temps et de l'espace. Mais pour cultiver l'esprit d'éveil, nous avons besoin de la vue pure selon laquelle les choses n'existent pas telles qu'elles apparaissent. Combiner la bodhichitta avec la vue de la vacuité est très puissant.

« Certaines personnes m'ont demandé de conduire la cérémonie pour cultiver l'esprit d'éveil de la bodhichitta. Il existe de nombreuses façons de le faire. En l'occurrence, je vais vous demander de répéter ces versets du chapitre III de le L’Engagement dans la conduite du bodhisattva de Shantideva ».


Comme tous les bouddhas du passé

Ont fait naître l'esprit d’éveil,

Ont vécu et se sont entraînés pas à pas

Dans les préceptes des bodhisattvas, 3/23

De même, pour le bien des êtres,

Je ferai naître l'esprit d’éveil,

Et dans ces préceptes, pas à pas,

Je demeurerai et m'entraînerai. 3/24

Aujourd'hui, ma vie a porté ses fruits.

J’ai obtenu une bonne renaissance humaine.

Dès maintenant, je prends naissance dans la lignée du Bouddha,

Je suis devenu l'enfant et l'héritier du Bouddha. 3/26

J'entreprendrai donc de toutes les manières

Les activités qui conviennent à un tel rang.

Et je ne ferai rien qui puisse entacher

Ou compromettre cette haute et irréprochable lignée. 3/27

Une fois que l'assemblée eut répété ces mots après lui, Sa Sainteté conclut : « C'est tout, nous avons terminé ! »

Le maître de chant dirigea le chant des versets de bon augure. Sa Sainteté se leva et redescendit l'allée, arborant un sourire radieux et saluant les gens de part et d'autre sur son passage. Arrivée à la porte, elle monta dans une voiturette électrique qui la ramena à sa résidence.

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Prières de longue vie offertes par le Gaden Phodrang et le monastère de Namgyal https://fr.dalailama.com/news/prières-de-longue-vie-offertes-par-le-gaden-phodrang-et-le-monastère-de-namgyal Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/prières-de-longue-vie-offertes-par-le-gaden-phodrang-et-le-monastère-de-namgyal Thekchen Tcheuling, Dharamsala, Inde, 5 mars 2025 - Aujourd'hui, premier « mercredi auspicieux » de la nouvelle année du serpent de bois, les moines et anciens moines du monastère de Namgyal et le personnel du Gaden Phodrang, le bureau de Sa Sainteté le Dalaï-Lama, ont offert à Sa Sainteté le Dalaï-Lama des prières pour sa longue vie. La cérémonie s'est déroulée dans le temple de l'ancien palais résidentiel de Sa Sainteté.Lorsque Sa Sainteté est entrée dans le bâtiment, le professeur Samdhong Rinpoché et l'abbé du monastère de Namgyal étaient présents pour l'accueillir. La cérémonie d'aujourd'hui était fondée sur le rite « Accorder l'essence de l'immortalité » composé par le Cinquième Dalaï-Lama à la suite d'une vision qu'il eut de Gourou Padmasambhava sous la forme d'Amitayus. L'abbé du monastère de Namgyal, Thamthog Rinpoché, a présidé le rituel.

Le professeur Samdhong Rinpoché a offert un mandala d'action de grâce et a présenté des représentations du corps, de la parole et de l'esprit illuminés. Sa Sainteté s'est ensuite adressée à l'assemblée.

« Aujourd'hui, le bureau du Gaden Phodrang, ainsi que les moines et anciens moines du monastère de Namgyal, ont offert ces prières pour ma longue vie. Vous l'avez fait avec une foi inébranlable, en reconnaissance du lien spirituel qui vous unit à moi. Comme vous avez pu le constater, j'ai été en mesure d'apporter un grand bénéfice aux peuples du monde. En outre, j'ai le sentiment d'avoir pu aider les Tibétains, tant au Tibet qu'en exil, grâce aux conseils et aux instructions que j'ai donnés en toute sincérité.

« Jusqu'à présent, j'ai aspiré avec ferveur à faire de mon mieux pour le bien du monde. J'ai sincèrement donné des conférences avec l'intention d'aider les gens, qu'ils soient religieux ou non. Des personnes qui n'ont pas d'engagement religieux en tant que tel se sont intéressées à ce que j'avais à dire. J'ai parlé non pas tant pour faire l'éloge de la religion, mais pour aider les gens à se sentir en paix avec eux-mêmes et désireux d'aider les autres et, en fin de compte, de créer la paix dans le monde.

« J'ai partagé mes réflexions sur la paix intérieure dans différentes parties du monde, en particulier en ce qui concerne nos émotions et le fonctionnement de notre esprit tel qu'il est décrit dans la psychologie bouddhique. Sur la base de ce que j'ai appris sur la science bouddhique de l'esprit, j'ai discuté avec des scientifiques modernes. Nombre d'entre eux souhaitent en savoir plus sur l'esprit et sur la manière dont nous pouvons nous attaquer à nos émotions négatives pour atteindre la paix intérieure. Des personnes instruites ont prêté attention à ce que j'avais à dire. J'ai partagé ma compréhension du fonctionnement de notre esprit et de nos émotions en termes scientifiques. Lorsque j'interagis avec des scientifiques, j'ai l'impression d'être un scientifique à mon tour.

« Les universitaires et les scientifiques ont trouvé ce que j'avais à dire utile. J'ai fait de mon mieux pour aider le monde en m'appuyant sur la profonde tradition que nous avons préservée au Tibet. Il s'agit d'une tradition qui ne repose pas uniquement sur la foi, mais sur la raison et la logique. Elle nous permet de faire bon usage de notre esprit. C'est une caractéristique particulière de notre héritage tibétain, qui nous permet d'utiliser au mieux notre intelligence. Cette précieuse tradition qui est la nôtre peut apporter une aide réelle aux gens.

« Depuis mon enfance, j'étudie l'esprit et la conscience dans le contexte de la logique. J'ai exploré en profondeur le « Trésor des connaissances supérieures » (Abhidharmakosha), qui décrit la cosmologie, la formation du monde, etc. en des termes qui peuvent ne pas correspondre aux vues empiriques actuelles. Ces descriptions peuvent être assimilées à des légendes. Cependant, les livres sur la perfection de la sagesse, la philosophie de la voie du milieu (Madhyamika), la logique et l'épistémologie contiennent des connaissances solides sur le fonctionnement de l'esprit et des émotions. Nous pouvons les partager avec les peuples du monde, sans avoir à toucher à la religion en tant que telle, afin d'encourager l'obtention de la paix de l'esprit et de surmonter les afflictions mentales. Cette tradition spirituelle que nous défendons est incroyable.

« Aujourd'hui, vous m'offrez ces prières pour ma longue vie. Je sens qu'il me reste encore beaucoup d'années à vivre. J'espère pouvoir continuer à aider les peuples du monde, en particulier ceux de Chine, où l'enseignement du Bouddha suscite un intérêt croissant. J'ai beaucoup d'amis parmi eux qui apprécient ce que j'ai à dire et je souhaite les aider.

« J'aimerais vous remercier tous de m'avoir offert cette cérémonie de longue vie.

Le maître de chant a alors commencé à réciter la dernière prière, les « Paroles de vérité ». Sa Sainteté s'est levée de son siège et a été escortée jusqu'à sa résidence.

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Prières de longue vie au Collège tantrique de Gyumé https://fr.dalailama.com/news/prières-de-longue-vie-au-collège-tantrique-de-gyumé Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/prières-de-longue-vie-au-collège-tantrique-de-gyumé Collège tantrique de Gyumé, Hunsur, Karnataka, Inde, 17 février 2025  - Ce matin, les moines s’étaient rassemblés dans le temple du Collège tantrique de Gyumé en entonnant le mantra du nom de Sa Sainteté le Dalaï Lama : Om Ah Guru Vajradhara Bhattaraka Manjushri Vagindra Sumati Jnana Shasana Dhara Samudra Shri Bhadra Sarva Siddhi Hum Hum. Lorsque Sa Sainteté entra dans le temple et se dirigea vers le trône, ils commencèrent à chanter le verset de Mig-tsé-ma à la gloire de Djé Tsongkhapa.

La cérémonie commença par l'offrande d'une khata (une écharpe de soie) par l'abbé du monastère, Guéshé Ngawang Sangyé. Ce dernier la déposa avec attention sur la table devant le trône de Sa Sainteté avant de s'asseoir. Le maître de chant dirigea la récitation de la louange à Jetsun Shérab Sengué.

Pour commencer, le Collège tantrique de Gyumé remit à Sa Sainteté — que les moines considèrent comme leur maître et le gardien des traditions des enseignements et des pratiques de Gyumé Dratsang — un prix de « Maître de la tradition des soutras et des tantras du Collège tantrique de Gyumé », sous la forme d'une roue flamboyante faite d'or et d'argent. Ce prix fut décerné avec la dédicace suivante :

« Depuis le rétablissement de ce monastère en exil, Votre Sainteté a bien voulu s'occuper de nous. Vous avez non seulement encouragé l'étude et la pratique de notre programme traditionnel, mais vous nous avez également incités à mieux nous familiariser avec la science moderne.

« Votre Sainteté a donné des enseignements sur les trois principales pratiques tantriques Guélougpa de Gouhyasamaja, Héruka Chakrasamvara et Yamantaka, les Quatre Classes de Tantra, les Quatre Fondements de la pleine conscience ainsi que d'autres sujets. Il nous est impossible de vous rendre ne serait-ce qu'une infime partie de votre bonté. Vous nous avez également donné des enseignements profonds et des instructions fondamentales concernant le Collège tantrique de Gyumé. Les soins que vous nous avez prodigués sont comparables à ceux d'une mère qui s'occupe de son enfant. En cela, nous, les moines du Collège tantrique de Gyumé, vous remettons ce prix en reconnaissance de notre maître. »

Vint ensuite un verset, que Sa Sainteté a composé à la demande du monastère, et qui sera inclus dans la prière de la lignée du monastère :

Je fais des supplications à vos pieds, ô Tenzin Gyatso
Détenteur inégalé du Lotus,
Qui révèle l'excellente voie du Roi des Tantras, Gouhyasamaja,
Le joyau précieux le plus sublime des trois mondes de l'existence.

Alors que l'abbé de Gyumé offrait à Sa Sainteté un coussin marqué d'un vajra croisé, ce verset fut prononcé :

Que tous les êtres atteignent l’Éveil
     et acquièrent rapidement ces trônes :
Le trône de l’éléphant, symbolisant la possession des dix pouvoirs,
Le trône du lion, symbolisant l’intrépidité,
Le trône du cheval indiquant la rapidité,
Le trône du paon, qui symbolise la possession des dix pouvoirs d’assujettissement,
Le trône du garuda, représentant la capacité sans entrave,
Le trône de joyaux, source d'accomplissement des souhaits,
Le trône du lotus, qui représente l'absence de défauts,
Le trône du soleil et de la lune,
    et de la claire-lumière naturelle.
Om siddhi raja yé svaha

Khédup Djé a ensuite récité des vers à la gloire de Djé Tsongkhapa, intitulé Le plus glorieux des trois mondes. Vient ensuite un Éloge du Bouddha - Le Lion sans égal des Shakyas, qui commence ainsi :

Indra, roi des dieux,
Son ennemi, le chef des Asuras,
Pramudita, roi musicien céleste,
Les rois des nagas et les grands rishis
Ornent vos pieds de lotus avec les joyaux de leurs couronnes.

Votre corps glorieux baigne dans la splendeur de son éclat d’or,
Doté d’une voix qui n'a rien à envier aux mélodies des musiciens célestes,
L’esprit plus brillant que dix millions de soleils,
Guide suprême pour une infinité d'êtres vivants,
Vous êtes le parangon des Shakyas.

La lune et les étoiles dans une nuit sans nuage
Apparaissent cristallines au milieu d'un lac,
Ainsi dans les eaux claires de mon esprit serein
Vos qualités se reflètent une à une.

Et se termine :

On ne peut trouver dans vos actes
La moindre trace de négligence ou d'indifférence
À l'égard d'un seul disciple.
C'est donc par mes seules fautes,
Que je suis devenu si malheureux,
Car aucun défaut ne saurai vous appartenir.

C'est pourquoi, jusqu'à ce que sous l'arbre de la bodhi
J'émerge victorieux des armées de Mara,
Je prie pour que vous preniez soin de moi vie après vie
Et de ne jamais me lasser de vos paroles semblables à du nectar.

Du thé fut distribué, offert et béni avec des vers composés par Gendun Gyatso, le deuxième Dalaï Lama :

Le Prince de Suddhodana, guide inégalé des êtres,
Manjushri, le maître de la sagesse,
Et Ajita (Maitreya), le maître de l'amour et de la compassion
Je vous prie, bénissez-moi.

L'émanation du Seigneur Amitabha, l'omniscient Dipankara
Qui fut le joyau de la couronne en ces temps dégénérés,
Le conquérant Dromtönpa, l'émanation du Seigneur Avalokiteshvara,
Veuillez accepter cette offrande de nectar non contaminé.

Tsongkhapa, émanation de Manjushri,
L'unique père de tous les bouddhas
Soyez pleinement satisfait du nectar de grande félicité
S'écoulant des nuages projetés par vos bénédictions compatissantes.

Manjushri, seule et unique source des bouddhas,
Mon refuge éternel,
Je vous prie de résider dans le lotus de mon cœur
Acceptez ces incommensurables offrandes d’ambroisie.

Mon propre corps étant de la nature de la déité,
Bien que ne s’attachant pas au nectar aux cent saveurs.
Quelle grande félicité que celle dont je jouis sans entrave !
Emaho ! Comme c'est merveilleux ! Comme c’est précieux !

Du riz fut distribué et une prière invoquant les multiples manifestations d'Avalokiteshvara (Chenrezig), en Inde et au Tibet, ainsi que les rois, les érudits, les traducteurs et les êtres éminents tels que Drontönpa, Sachen Kunga Nyingpo, Sangyé Gompa, sans oublier Gendun Drup et la lignée des Dalaï Lamas, fut prononcée. Ensuite, un verset faisant l'éloge de Sa Sainteté l'actuel Dalaï Lama fut récité :

Ayant parfait le discours de l'Héroïque Manjushri,
Votre excellente sagesse, aussi vaste que l'océan,
Soutient l'enseignement du Vainqueur.
Vous êtes le protecteur souverain du triple monde ;
Ô Seigneur incomparable, je vous prie !

Une longue offrande de mandala fut exécutée pour demander à Sa Sainteté le Dalaï Lama de vivre longtemps, suivie d'une récitation de la prière pour la longue vie de Sa Sainteté composée par ses deux tuteurs. Une offrande de Tsog appelée Tsarou Ganachakra fut bénie selon le système tantrique de Gouhyasamaja et offerte dans le contexte du tantra de Gouhyasamaja.

Sa Sainteté s'adressa à l'assemblée :

« Puisque cette prière pour ma longue vie se tient ici, au Collège tantrique de Gyumé, je vais transmettre aux lamas de la lignée un verset à inclure dans la prière, comme on me l'a demandé.

« L'enseignement complet du Bouddha s'est répandu au Tibet. Il a ainsi été pratiqué sans interruption dans sa transmission jusqu’à aujourd’hui. Les collèges tantriques de la tradition Guéloug en particulier l'ont préservé.

« En ce qui me concerne, après avoir reçu des enseignements, je me suis vraiment intéressé à l'étude intensive du tantra de Gouhyasamaja sur la base des écrits de Djé Tsongkhapa.

« Dans les collèges tantriques de Gyutö et de Gyumé, l'étude du Gouhyasamaja fait partie du programme d'études standard, ce qui a permis de maintenir cette tradition vivante jusqu'à aujourd'hui.

« On m'a demandé d'assurer aujourd’hui la transmission orale d'un texte intitulé Une instruction guidée directe sur la façon de pratiquer les cinq étapes du Gouhyasamaja en une seule session. Après une salutation au Maître du tantra de Gouhyasamaja, inséparable de votre propre Lama, ainsi que son engagement de composer le texte, l'auteur donne deux divisions majeures de l'enseignement :

(1) Les pratiques préliminaires et (2) la pratique réelle (des cinq étapes du stade de complétude du Gouhyasamaja).

1. Les pratiques préliminaires comportent deux parties :

1a) La purification des négativités, des karmas et des obstacles (à la pratique réelle) par la méditation et la récitation de la sadhana de Vajrasattva

1b) Réunir les conditions propices à l’accumulation de mérites par la pratique du Yoga du maître. »

Aujourd'hui, Sa Sainteté a abordé la section 1a). Il a expliqué comment purifier les négativités par la méditation de Vajrasattva et la récitation de son mantra de 100 syllabes. La deuxième partie des pratiques préliminaires et le reste du texte n'ont pas été abordés lors de cette visite au monastère de Gyumé.

Sa Sainteté a souligné l'importance de méditer sur la vacuité imprégnée de bodhichitta.

« Quel que soit l'objet sur lequel vous méditez, vous devez penser qu'il est vide d'existence inhérente. Cela inclut vous-même et tout le reste, vos amis et ainsi de suite. Vous devez avoir l'intention pure et compatissante d'aider tous les êtres sensibles, de purifier les négativités, de méditer sur la vacuité et de vous engager dans la pratique du yoga de la déité.

« Nous récitons ces sadhanas tous les jours. La chose importante à garder à l'esprit est que le but de la pratique de la sadhana est d'intégrer la pratique à l'intérieur de soi. Autrement dit, nous devrions faire n'importe quelle pratique avec un cœur sincère. Si nous ne réfléchissons pas sérieusement à la manière dont nous pratiquons, cela devient simplement une autre routine. C'est tout ce que je voulais dire aujourd’hui. » Les paroles de Sa Sainteté ont été applaudies par l’assemblée.

Un mandala d'action de grâce fut offert, suivi de la prière pour la longue vie de Sa Sainteté en un seul verset :

Dans le pays des neiges
Vous êtes la source de tout bienfait et de tout bonheur ;
Avalokiteshvara tout-puissant, Tenzin Gyatso,
Veuillez demeurer jusqu'à la fin de l'existence cyclique.

Enfin, après la récitation de la Louange d'Amitayus et de la Prière pour l'épanouissement de l'enseignement, les Versets auspicieux du tantra de Gouhyasamaja furent récités.

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Arrivée au Collège tantrique de Gyumé https://fr.dalailama.com/news/arrivée-au-collège-tantrique-de-gyumé Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/arrivée-au-collège-tantrique-de-gyumé Collège tantrique de Gyumé, Hunsur, Karnataka, Inde - Aujourd'hui, Sa Sainteté le Dalaï Lama a quitté le monastère de Tashi Lhunpo. Les Tibétains, monastiques et laïcs, s’étaient rassemblés le long de la route pour le saluer. Sa Sainteté a ensuite parcouru près de 40 km depuis Bylakuppé jusqu'à Hunsur, toujours dans le Karnataka, où se trouve le Collège tantrique de Gyumé. À Hunsur, là encore, la route était bordée de Tibétains souriants et impatients de saluer Sa Sainteté. Il a été accueilli à son arrivée par le Ganden Trisur Rinpoché, le Shartsé Chöjé, l'abbé et le vice-abbé de Gyumé ainsi que par le représentant de la colonie tibétaine de Hunsur. L'ancien Ganden Tri Rinpoché a ensuite ouvert la voie vers le temple principal de Gyumé.

L'abbé du monastère de Gyumé, Guéshé Ngawang Sangyé, se prosterna devant Sa Sainteté et lui offrit un mandala accompagné des représentations du corps, de la parole et de l'esprit éveillés. Le député de Hunsur, Harish Gowd, lui rendit également hommage.

Alors que Sa Sainteté traversait le temple, dont le sol était jonché de pétales de fleurs, les moines chantèrent un éloge de Jétsun Shérab Sengué, fondateur de leur monastère. Ils chantèrent ensuite l'éloge de Mahakala à six bras composé par le Mahasiddha Shawaripa, puis l'éloge de Dharmaraja par Djé Tsongkhapa. Du thé et du riz sucré furent servis tandis les versets d'offrandes et de bénédictions invoquant Jowojé Atisha, Dromtönpa et Tsongkhapa étaient récités.

Sa Sainteté s'adressa à l'assemblée :

« Bien que la route ait été longue pour venir ici, je ne me sens pas fatigué.

« Partout où les Tibétains se sont installés, ils semblent heureux de me voir. Je me lie facilement d'amitié avec les gens et ils me considèrent comme la personne qui porte le nom de Dalaï Lama. Je suis né dans l’Amdo, puis j'ai déménagé au Tibet central où j'ai pu étudier la philosophie bouddhique, la logique, et d’autres disciplines avec mes tuteurs. Mes assistants de débat étaient également très bons avec moi et, grâce à leur aide, j'ai pu utiliser mon cerveau à bon escient.

« Au Tibet, j'ai visité les grands monastères de Séra, Ganden et Drépung pour passer mes examens. Enfin, j'ai eu la chance de pouvoir passer l'examen pour le diplôme de Guéshé Lharampa au Jokhang de Lhassa. Alors que je me tenais au milieu de la congrégation des érudits des monastères de Séra, Ganden et Drépung, bien que j’eus l’air confiant, mon cœur battait la chamade et j’étais nerveux. D'un autre côté, j'étais aussi heureux. Les débats que j'ai menés et les examens que j'ai passés aux Trois Grands Sièges d'Apprentissage se sont très bien déroulés.

« Ainsi, cette personne nommée Lhamo Dhondup, qui est venue de si loin depuis l'Amdo, et qui porte le nom de Dalail Lama, a pu servir l'enseignement et les autres êtres de manière très satisfaisante. Non seulement les Tibétains, mais aussi les personnes qui ne sont pas traditionnellement bouddhistes sont amicaux envers moi et heureux d'entendre ce que j'ai à dire. J'ai le sentiment que ma vie en vaut la peine.

« Je pense vivre encore dix ou quinze ans et je continuerai à servir le Bouddhadharma et la cause du Tibet. C'est une contribution que je continuerai à apporter.

« Nous avons travaillé dur, bien que nous vivions en exil, et grâce à mon intérêt pour la science, de nombreuses personnes qui n'ont pas de foi religieuse en tant que telle, dont des scientifiques, sont devenues mes amis. Au travers des discussions que j’ai mené avec toutes ces personnes, j’ai le sentiment d'avoir pu servir le Dharma, en particulier la tradition du grand maître Tsongkhapa qui comprend à la fois le soutra et le tantra. J'ai également pratiqué la méditation sur la base de ses enseignements. Par conséquent, j'ai été en mesure de défendre la vision correcte et de la partager avec d'autres, en leur expliquant comment ils peuvent transformer leur esprit. En effet, j'ai pu engager des discussions avec des personnes de tous horizons.

« Après le décès du XIIIe Dalaï Lama, j'ai été reconnu comme sa réincarnation, et je porte donc le titre de Dalaï Lama. Jusqu’à présent, j'ai fait de mon mieux pour servir le Dharma et les êtres. « Comme je l'ai déjà mentionné, j'ai vu dans mes rêves des indications selon lesquelles je pourrais vivre jusqu'à 110 ans ou plus et je sens que je pourrai continuer à servir le dharma et la cause du Tibet.

« Je suis heureux d'avoir pu me rendre ici aujourd'hui, et vous avez tous pu me rendre hommage. Si nous étions encore au Tibet, je serais assis sur un grand trône, incapable d'interagir avec le grand public. Tout aurait été très formel. On peut dire que l'exil a été très rafraîchissant, car j'ai pu rencontrer et interagir avec toutes sortes de personnes issues de milieux différents. Je veux être en mesure d'aider les gens en traitant directement avec eux, et c'est ce que je fais depuis que je suis en exil. Parler aux gens, leur dire ce que je pense, plutôt que de rester à l'écart, est en accord avec ma propre nature.

« Au Collège tantrique de Gyumé, vous êtes connu pour chanter avec la voix de Yamantaka.

La confiance que vous m'avez accordée a été la base d'un lien spirituel fort et immuable entre nous, et je voudrais vous en remercier. En tant que Tibétains, il peut y avoir des différences entre nous en fonction de nos origines et de nos propres enseignants, mais nous partageons une même façon de penser. Nous avons gardé vivant l'enseignement que le Bouddha a donné il y a plus de deux mille cinq cents ans.

« Le Bouddhadharma est arrivé au Tibet sous le règne des rois du Dharma et nous avons été en mesure de maintenir en vie l'intégralité de l'enseignement du Bouddha depuis lors, et nous restons déterminés à continuer à le faire.

« Je porte le titre de Dalaï Lama et la responsabilité des dalaï-lamas est de préserver l'enseignement du Bouddha. L'étendue de la diffusion du Bouddhadharma à mon époque semble avoir été beaucoup plus importante que sous les précédents dalaï-lamas. J'ai essayé de faire passer le message de l'importance de conserver un bon cœur, d'être une bonne personne, plutôt que d'être simplement religieux. Ce message a été largement reconnu et apprécié. Vous, moines du Collège tantrique, avez très bien servi les Dalaï Lamas. Je vous remercie. C’est tout ce que j'ai à dire aujourd'hui. »

Sa Sainteté s'est ensuite retirée dans les appartements qui avaient été préparées pour lui. Demain, les moines du Collège tantrique de Gyumé offriront des prières pour sa longue vie.

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Initiation de longue vie à Tashi Lhunpo https://fr.dalailama.com/news/initiation-de-longue-vie-à-tashi-lhunpo Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/initiation-de-longue-vie-à-tashi-lhunpo Monastère de Tashi Lhunpo, Bylakuppé, Karnataka, Inde - Aujourd'hui, Sa Sainteté le Dalaï Lama devait donner une initiation de longue vie fondée sur Tara blanche, la roue qui exauce les souhaits, intitulée Un courant de nectar d'immortalité au monastère de Tashi Lhunpo. Le rituel a été composé par Takdak Rinpoché, Ngawang Sungrab Thutop, qui était le régent et le tuteur de Sa Sainteté.

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Les moines et les nonnes remplissaient le temple, tandis que d'autres moines, nonnes et laïcs étaient assis dans la cour des débats, sous un immense auvent. On estime à 25 000 le nombre de personnes rassemblées pour recevoir l’initiation, dont de nombreux Tibétains venus d'autres localités du Karnataka. Sa Sainteté est arrivée au temple en voiturette de golf et a marché jusqu'au trône. Une fois assise, la prière des Trois continuums a été récitée. Du thé, du pain et du riz sucré cérémoniels ont été distribués, et des versets d'offrande et de bénédiction ont été prononcés.

Sa Sainteté s'est adressée à l'assemblée : « Aujourd'hui, nous sommes confrontés à toutes sortes de difficultés, et, ma visite à Bylakuppé touchant à sa fin, j'ai pensé qu'il serait de bon augure que je donne une initiation de longue vie. C'est donc ce que je vais faire. En ce qui concerne ma propre durée de vie, j'ai eu des indications dans mes rêves que je pourrais vivre jusqu'à 110 ans, mais pour l'heure, cette initiation sera une conclusion de bon augure à mon séjour. »

« Cette initiation est en relation avec Tara Blanche, avec laquelle nous avons de fortes connexions karmiques. Un grand nombre de personnes se sont rassemblées ici avec l'intention de pratiquer le dharma et non de chercher à améliorer leur nom et leur renommée. C'est pourquoi je donnerai cette initiation de Tara Blanche en guise de conclusion propice à cette visite.

« Ces derniers jours, nous nous sommes engagés dans une pratique spirituelle puissante, telle que si le Bouddha nous observait, il serait satisfait. C'est certain.

« Il n'y a pas longtemps, alors que je participais à une réunion au temple thaïlandais de Bodhgaya, j'ai eu une vision claire du Bouddha devant moi. Il me faisait fait signe et je m’approchais de lui avec beaucoup de respect. Je sentais qu'il était très bien disposé à mon égard. J’étais heureux qu'il fasse preuve d'une compassion aussi extraordinaire à mon égard, il semblait satisfait de moi.

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« Le Dharma du Bouddha s'est répandu dans le monde entier, atteignant des endroits qui, historiquement, n'avaient aucun lien avec le bouddhisme. J'ai le sentiment d'y avoir contribué.

« Au début de ma vie, j'ai pu étudier avec mes tuteurs, ce qui m'a permis de donner un sens à ma vie. Je suis née à Domé, dans l'Amdo, et lorsque j'étais enfant, ma mère et mes grands-mères étaient très gentilles avec moi. Ma famille a éveillé mon intérêt pour la pratique spirituelle. À l'âge de trois ou quatre ans, j'ai visité le monastère de Kumbum où j'ai appris à réciter le mantra Om ara patsa nadhi en suivant l'exemple des jeunes moines que j'y ai vus. Depuis lors, j'ai pu créer une empreinte de la pratique du Dharma dans mon esprit.

« Les lettres A, Ka et Ma qui figuraient à la surface du lac Lhamo Latso ont été l'un des facteurs qui m'ont permis d'être placé sur le trône des Dalaï Lamas. Ce n'est donc pas à la suite d'une action de ma part, mais en raison de liens karmiques forts et de prières antérieures que j'ai assumé cette responsabilité. Par conséquent, les gens du Tibet central m'ont témoigné leur admiration, mais aussi ceux des régions de l'Amdo et du Dhotö.

« La meilleure partie de ma vie a commencé lorsque j'ai rencontré les deux tuteurs avec lesquels j'ai étudié la philosophie et la pratique bouddhiques, ainsi que la logique et le débat. Grâce à leurs encouragements, j'ai appris par cœur L’Ornement des réalisations (Abhisamayalankara) de Maitreya et L’Entrée dans la Voie médiane (Madhyamakavatara) de Chandrakirti. J'ai ensuite reçu d'eux des explications succinctes de ces textes, point par point. En conséquence, j'estime que ma vie humaine en a valu la peine.

« Lorsque des bouleversements ont eu lieu à Lhassa, j'ai fait des prières devant la statue de Mahakala à Norbulingka. J'ai également effectué une divination avec une boule de pâte devant la thangka de Palden Lhamo que je porte sur moi partout où je vais pour savoir ce que je dois faire. Selon les indications que j'ai reçues, j'ai quitté Norbulingka aux aurores et je me suis enfui. Le résultat positif a été que j'ai pu atteindre ce pays libre et rencontrer toutes sortes de personnes que je n'aurais pas connues autrement. De plus, dans des endroits où le nom « Dalaï Lama » était auparavant inconnu, il est désormais connu et admiré. C'est pourquoi j'estime que cette précieuse vie humaine a été utile.

« Je continuerai à m'engager dans la pratique du Dharma en gardant une moralité pure et en poursuivant également la pratique du tantra. Chaque matin, au réveil, je médite sur l'esprit d'éveil de la bodhichitta et sur la vue de la vacuité. J'ai fait cela tous les jours, en essayant de vivre la vie d'une personne spirituelle. Je me suis également fait de nombreux amis parmi des personnes qui n'étaient pas nécessairement intéressées par le bouddhisme.

« J'ai donc passé mes jeunes années au Tibet, puis je me suis exilé, et c'est là que j'ai vécu la plus grande partie de ma vie. Comme je l'ai déjà dit, les indications de mes rêves suggèrent que je vivrai jusqu'à 110 ans environ ». Les applaudissements fusèrent dans l'assistance.

« Je suis originaire du Siling, où les gens sont généralement considérés comme sévères et durs. J'ai l'impression de ne pas avoir commis cette erreur parce que j'ai été très impliqué dans les enseignements du Bouddha.

« Aujourd'hui, je vais donner une initiation de longue vie. Tout d'abord, je dois entreprendre certaines pratiques préparatoires. Pendant ce temps, veuillez réciter ensemble le mantra de Tara. »

Sa Sainteté a ensuite donné ces conseils :

« Après avoir trouvé cette précieuse vie humaine, nous devons lui donner un sens. Pour ce faire, nous avons besoin de l'enseignement complet du Bouddha et d'être capables de nous engager dans les trois entraînements : l’éthique, la concentration et la sagesse. Pour y parvenir, nous devons vivre longtemps. Et nous pouvons prolonger notre vie en nous appuyant sur une divinité comme Arya Tara, qui a fait le vœu de prendre soin de celles et ceux qui suivent la tradition Kadam.

« Les quatre tantras doivent être pratiqués dans le contexte de la bodhichitta, c'est pourquoi il faut d'abord prendre les vœux de bodhisattva. Sans motivation de bodhichitta, la pratique tantrique pourrait être mal orientée. Quelle que soit la pratique tantrique, elle doit être fondée sur la bodhichitta, le souhait altruiste d'être bénéfique aux autres. C'est l'approche que j'adopte. Dès le réveil, je génère la bodhichitta. Même à la fin de la journée, je n'oublie jamais la bodhichitta. Je m'endors en pensant à la bodhichitta. Vous vous dites que vous vous engagerez dans toutes les pratiques que vous ferez pour le bénéfice de tous les êtres sensibles. C'est ainsi que vous vivez votre vie au service des autres. »

Sa Sainteté guida l'assemblée au travers des versets permettant de générer la bodhichitta et de prendre les vœux de bodhisattva. Il a ensuite passé en revue les étapes de l'initiation, conseillant aux disciples de s'imaginer se dissoudre dans le vide. À partir de là, toutes et tous ont imaginé qu'ils apparaissaient sous la forme de Tara blanche.

« Comme je l'ai déjà mentionné, chaque matin au réveil, je médite sur la bodhichitta et la vue de la vacuité. Dans ma vie quotidienne, j'essaie d'orienter mon esprit vers ces deux pratiques qui sont également connues sous le nom de méthode et de sagesse. Imprégné de ces deux pratiques quotidiennes, au fil des jours, des semaines, des mois et des années de ma vie, je familiarise mon esprit avec la bodhichitta et la vacuité. Il ne s'agit pas seulement de réciter des versets et des prières, mais de faire de ces principes le cœur même notre pratique. C'est ainsi que nous pouvons donner un sens à notre vie ».

Une fois l'initiation terminée, Sa Sainteté a encouragé les disciples à se réjouir. Il leur a conseillé de prendre désormais pour déité tutélaire Tara blanche, la roue qui exauce les souhaits.

La congrégation a offert un mandala d'action de grâce et l'événement s'est achevé par la récitation de la Prière des mots de vérité, suivie d'une série de prières de dédicace. Sa Sainteté a regagné ses appartements, en souriant et en saluant les membres de la congrégation alors qu'il traversait la cour des débats en voiturette de golf et se rendait jusqu'à la véranda du temple.

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Prières de longue vie au monastère de Tashi Lhunpo https://fr.dalailama.com/news/prières-de-longue-vie-au-monastère-de-tashi-lhunpo Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/prières-de-longue-vie-au-monastère-de-tashi-lhunpo Monastère de Tashi Lhunpo, Bylakuppé, Karnataka, Inde - Ce matin, des prières pour sa longue vie ont été offertes à Sa Sainteté le Dalaï Lama au monastère de Tashi Lhunpo, sur la base de la prière « Hommage et offrandes aux seize aînés [arhats]». Lorsque Sa Sainteté est descendue de ses appartements situés au sommet du temple, elle a été accueillie dans la salle d'assemblée par l'abbé de Tashi Lhunpo, Zikyab Tulku, qui était le maître vajra pour la cérémonie d'aujourd'hui, et par Kachen Lobsang Tséten, l'ancien abbé du monastère. Ils l'ont escorté jusqu'au trône, tandis que des moines jouaient du cor et qu'un parapluie d'or cérémoniel était porté en l'air. Sikyong Penpa Tséring s'est avancé pour saluer Sa Sainteté et lui présenter des amis.

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Le maître vajra a offert à Sa Sainteté un coussin marqué d'un vajra croisé tandis qu’il récitait les vers suivants :

Quelle chance, quelle merveille,
Notre Bouddha est arrivé ici.
Puissiez-vous accepter nos dons célestes,
Penser à nous et bénissez-nous toutes et tous.

La cérémonie s'est poursuivie par l'éloge habituel au Bouddha, la « prière des trois continuums », suivie du verset pour prendre refuge et cultiver la bodhichitta. La visualisation du royaume pur d’où les offrandes de Samantabhadra, réellement exposées et imaginées, s’élèvent, a été récitée. Les bouddhas ont été invités et on leur a offert une ablution puis de l'eau à boire. Une offrande de mandala a été faite.

Du thé et du riz sucré cérémoniels ont été distribués à l'assemblée et des versets d'offrande et de bénédiction ont été prononcés.

La prière aux seize aînés, également connus sous le nom de seize arhats, commença par les inviter à s'avancer avec le Bouddha, afin que l'enseignement du Bouddha puisse continuer à s'épanouir. La prière en sept branches de Samantabhadra a été chantée, suivie d'une offrande de mandala demandant au gourou de vivre pendant cent éons pour le bénéfice de la doctrine et de tous les êtres.

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Le maître vajra Zikyab Tulku, accompagné de deux moines de Tashi Lhunpo, offrit à Sa Sainteté un mandala lui demandant de vivre longtemps. Il lui offrit des représentations du corps, de la parole et de l'esprit éveillés, les deux robes monastiques jaunes, le Namjar et le Tcheugö, une robe inférieure (shamthab), un chapeau, un matelas (dingwa), un bol à aumônes, un bâton monastique (kharsil utilisé pour avertir les propriétaires de l'arrivée d'un moine à leur porte pour demander l'aumône), les emblèmes des sept symboles royaux, les huit symboles auspicieux et les huit substances auspicieuses. Les offrandes supplémentaires comprenaient une conque blanche et un chapeau. Il y a eu une offrande de Tsog Tsaru.

Comme le veut la coutume, la prière pour la longue vie de Sa Sainteté, composée par ses deux tuteurs, Kyabjé Ling Rinpoché et Kyabjé Trijang Rinpoché, a été chantée. Vint ensuite l'hommage et l'offrande aux seize aînés.

Sa Sainteté s'est ensuite adressée à l’assemblée :

« Aujourd'hui, ici au monastère de Tashi Lhunpo, vous avez offert des prières pour ma longue vie. Je suis la réincarnation de Gyalwa Gendun Drup, le premier Dalaï Lama, de Gyalwa Sonam Gyatso, le troisième, et des autres Dalaï Lama qui m'ont précédé. Parfois, dans mes rêves, je sens que je bénéficie des bénédictions de mes prédécesseurs. Je sens que j'ai un lien avec eux.

« En outre, les Dalaï Lamas ont un lien particulier avec le monastère de Tashi Lhunpo, et je me sens donc honoré que vous ayez offert ces prières en mon nom. Au cours de nombreuses vies, nous avons été en contact l'un l'autre en raison de nos liens karmiques et de nos prières passées. »

« Bien que je sois né dans la région de l’Amdo, j'ai un lien étroit avec Tashi Lhunpo. Il est donc de très bon augure que vous ayez offert ces prières pour moi et je voudrais vous remercier. Voilà tout. »

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Les prières se sont terminées par des aspirations, exprimées dans des versets provenant de plusieurs sources, pour l'épanouissement continu du Dharma.

Ven. Lobsang Dorjé, moine supérieur du monastère de Tashi Lhunpo, a lu un hommage à Sa Sainteté pour appuyer les demandes qui avaient été faites pour qu'il vive longtemps : 

« Votre Sainteté, vous avez pris la responsabilité du Tibet et de ses affaires spirituelles et mondaines, et vous avez travaillé sans relâche. Votre compassion universelle a été bénéfique à toutes et tous, malgré les épreuves et les difficultés auxquelles vous avez dû faire face. Vous avez travaillé avec ferveur pour le bien de tous les êtres, et nous tenons à vous en remercier.

« Alors que vous approchez de vos 90 ans, nous, êtres humains et non-humains du monastère de Tashi Lhunpo, tant au Tibet qu'en exil, avons voulu vous offrir ces prières pour que vous viviez longtemps. À cette fin, nous avons sauvé la vie de 113 moutons et chèvres, ainsi que de 111 113 poissons.

« Afin d'honorer Votre Sainteté à l'occasion de votre 90e anniversaire, nous vous offrons cette statue de Gyalwa Gendun Drup, le premier Dalaï Lama. Dans la main droite de cette représentation se trouve un vase contenant le nectar de l'immortalité, tandis que la gauche tient une roue du Dharma. Nous présentons cette statue d'or et d'argent à Votre Sainteté.

« Nous avons préparé une collection de récits de la vie de tous les Dalaï Lamas, du premier au quatorzième, en 29 volumes. Nous invitons Votre Sainteté à lancer cette publication ici, aujourd'hui. Nous nous engageons, à l'avenir, à compiler des récits de la vie de Votre Sainteté et à les publier également.

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« Nous avons également publié un livre, dont nous vous avons remis un exemplaire, qui contient des œuvres d'admiration et d'éloge de Votre Sainteté composées par des étudiants du monastère de Tashi Lhunpo ».

Vén. Lobsang Dorjé a noté que Sa Sainteté aura séjourné à Tashi Lhunpo pendant près de deux mois pour sa santé et son bien-être. Au cours de cette période, Sa Sainteté a gracieusement accordé une audience aux personnes âgées et aux infirmes de la communauté tibétaine. Il a également donné l’ordination bhikshu à de nombreux moines, présidé les prières commémorant le décès de Gyalwa Gendun Drup, et assisté aux grands débats qui se sont tenus ici. Demain, Sa Sainteté donnera l'initiation de longue vie de Tara blanche.

« Vous avez non seulement assisté aux débats que nous organisons régulièrement ici, mais vous avez également visité l'école du monastère. Nous pensons que vos différentes visites, ainsi que l'inspection des différents aspects de nos études et de notre vie monastique, ont eu pour effet de bénir le monastère.

« L'omniscient Gyalwa Gendun Drup a la particularité d'avoir non seulement fondé le monastère de Tashi Lhunpo, mais aussi d'avoir continué à enseigner aux moines du monastère, même à un âge avancé. Votre Sainteté nous a aidés à rétablir et à construire ce monastère, avec son temple, etc. Votre soutien a été inébranlable. Votre gentillesse à notre égard a été inconcevable. Nous ne pouvons pas vous rendre la pareille, même si nous devions remplir les trois mille mondes de pierres précieuses.

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« Néanmoins, vous nous avez donné l'occasion, à nous moines du monastère de Tashi Lhunpo, tant au Tibet qu'en exil, de vous faire cette offrande de longue vie. Une fois de plus, nous prions pour la longue vie de Votre Sainteté dans l'aspect d'Amitayus. Puissent les grandes vagues de vos actes éveillés profiter au monde entier et, pour longtemps, grâce à l'augmentation des mérites des Tibétains, puisse Votre Sainteté être unie une fois de plus aux Tibétains au Tibet. Puisse ce jour ensoleillé se lever bientôt.

« Enfin, nous demandons avec ferveur à Votre Sainteté de venir encore et encore au monastère de Tashi Lhunpo à l'avenir. C'est l'appel des abbés, des anciens abbés et des moines du monastère, avec nos remerciements les plus sincères. »

Sa Sainteté a été escortée hors du temple par l'abbé, l'ancien abbé et les moines jouant du cor et a regagné ses appartements à l'étage supérieur.

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Prières pour la longue vie de Sa Sainteté le Dalaï Lama offertes au monastère de Séra https://fr.dalailama.com/news/prières-pour-la-longue-vie-de-sa-sainteté-le-dalaï-lama-offertes-au-monastère-de-séra Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/prières-pour-la-longue-vie-de-sa-sainteté-le-dalaï-lama-offertes-au-monastère-de-séra Bylakuppé, Karnataka, Inde - Ce matin, Sa Sainteté le Dalaï Lama a quitté le monastère de Tashi Lhunpo, où il séjournait depuis un mois, pour se rendre au monastère de Séra Lachi, où des prières pour sa longue vie devaient être offertes. Après avoir rejoint la salle d'assemblée du monastère, Sa Sainteté est montée à l'étage pour rencontrer Ganden Tri Rinpoché, les Shartsé et Jangtsé Tcheujés, ainsi que les abbés de onze centres d'études monastiques - Sera Mé et Sera Jé, Drépung Gomang et Drépung Loseling, Ganden Shartsé et Ganden Jangtsé, les collèges tantriques de Gyutö et Gyumé, Tashi Lhunpo, Ségyu et Ratö.

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« Seul le Tibet a préservé l'enseignement complet du Bouddha et son étude rigoureuse par la raison et la logique », leur a-t-il dit. « Cette tradition comprend des méthodes très efficaces pour transformer l'esprit, c'est pourquoi nous devons nous efforcer de la préserver. Nous devons également le faire car la compréhension du fonctionnement de notre esprit et de nos émotions, qui fait partie de notre héritage spirituel, ne se retrouve dans aucune autre tradition spirituelle. Notre compréhension de la psychologie nous fournit d'excellents outils pour lutter contre nos afflictions mentales et cultiver des émotions positives. Après les avoir étudiés en profondeur, nous pouvons utiliser ces outils pour transformer notre esprit. Par conséquent, notre étude des textes bouddhiques classiques nous apporte des bienfaits pratiques. »

Pendant cette réunion, les fidèles présents dans la salle d'assemblée récitèrent des prières, notamment les « Trois Continuums » à la gloire du Bouddha et la « Louange aux 17 maîtres de Nalanda », ainsi que le mantra du nom de Sa Sainteté.

Après avoir allumé une lampe à beurre sur l'autel derrière le trône, Sa Sainteté prit place face à l'assemblée. À sa gauche étaient assis l'ancien Ganden Tri Rinpoché, le Jangtsé Tcheujé et les abbés des onze monastères. À sa droite, l'actuel Ganden Tri Rinpoché, Guéshé Lharampa Lobsang Dorjé, et le personnel du Ganden Phodrang. Des représentants de l'administration centrale tibétaine étaient assis avec les moines au premier rang de la congrégation. La prière de longue vie fondée sur l'« Offrande au maître spirituel », le « Lama Tcheupa », commença.

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Du thé et des beignets furent distribués. Le thé fut béni par la récitation d'un verset offert à Djé Tsongkhapa et à ses deux principaux disciples.

Ce thé, je l'offre aux trois, au Père et à ses fils spirituels :

Tsongkhapa, pionnier de la tradition bouddhique au Tibet,
Gyaltsap-jé, seigneur de la raison et de la logique,
Ainsi qu'à Khédroup-jé, gardien des enseignements des soutras et des tantras.

Les beignets furent bénis comme suit :

Cette somptueuse offrande de nourriture aux multiples saveurs,
De fleurs, d'encens parfumé et de lampes,
Réellement présentée et mentalement évoquée,
Je vous l'offre, suprême champ de mérite.

Après cela, du riz sucré cérémoniel fut servi. La récitation du « Lama Tcheupa » a continué jusqu'au chant émouvant de l'offrande de Tsog.

En tant que maître vajra présidant cette cérémonie, le Jangtsé Tcheujé, Gosok Rinpoché, récita la requête pour que Sa Sainteté vive longtemps et présenta des offrandes symboliques telles qu'un coussin marqué d'un emblème de vajra croisé. Accompagné des abbés de Séra Mé et de Séra Jé, il offrit d'abord un mandala à Sa Sainteté, suivi de représentations du corps, de la parole et de l'esprit éveillés, d'une robe supérieure de moine (namjar), d'un couvre-siège (dingwa), d'une robe inférieure de moine, d'un bâton de moine (kharsil ), des symboles des huit objets de bon augure, des sept emblèmes royaux et de huit substances de bon augure.

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La prière pour la longue vie de Sa Sainteté, composée par ses deux tuteurs, furent récitée tandis que les représentants des organisations internationales Guéloug et les bienfaiteurs de cette cérémonie s'avançaient pour recevoir les bénédictions de Sa Sainteté. Le nouveau Shartsé Tcheujé a offert un mandala de reconnaissance. Le personnel du monastère de Séra s'avança pour recevoir les bénédictions.

Sa Sainteté s'adressa ensuite

à l'assemblée : « Aujourd'hui, cette cérémonie de longue vie a été célébrée ici à Séra. Les moines des trois grandes universités monastiques, Séra, Ganden et Drépung, ont placé en moi une foi et une dévotion fermes depuis tant de décennies. Je me sens toujours proche de ces institutions monastiques et les moines me traitent avec un respect particulier. La confiance et le lien qui nous unissent sont inébranlables. Je prie pour le bien-être des moines ici et dans d'autres institutions. »

« Grâce à mes actions passées et aux prières que j'ai faites, j'ai un lien spécial avec le peuple tibétain. Et lorsque je pense à les servir, des larmes me montent aux yeux, en raison des sentiments étroits que j'éprouve à leur égard. Du plus profond de mon cœur, je me consacrerai toujours à la cause du Tibet et à l'épanouissement du Dharma dans ce pays, et à cet égard, il y a des indications que je pourrais vivre jusqu'à l'âge de 110 ans. »

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« Ces institutions monastiques, Séra, Ganden, Drépung, etc. sont vénérées par les personnes du monde entier qui s'intéressent à l'étude de la philosophie bouddhique. Beaucoup de ces personnes, en particulier les scientifiques, me traitent également avec une attention particulière. Ils sont attirés par la psychologie qui fait partie de notre tradition. »

« Je vivrai une longue vie et je prie pour que le lien spécial que j'ai avec les Tibétains à l'intérieur et à l'extérieur du Tibet, ainsi qu'avec d'autres personnes qui me traitent avec respect, persiste. C'est tout ce que je souhaite dire. Vous avez offert ces prières pour ma longue vie avec le dévouement sans faille de toutes les personnes concernées, et j'ai été heureux de les accepter. »

« Je peux vous dire que je vivrai jusqu'à 110 ans ou plus. Jusqu'à présent, j'ai fait de mon mieux pour servir le peuple et le Bouddhadharma du Tibet. Vous avez à votre tour offert ces prières pour ma longue vie. Je voudrais vous remercier tous. » La foule applaudit à tout rompre.

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Il restait encore des versets du Lama Chöpa à réciter :

Vous êtes le gourou, vous êtes la déité, vous êtes les danseurs célestes et les protecteurs religieux.

À partir de maintenant et jusqu'à l'illumination, je ne chercherai pas d'autre refuge que vous.

Dans cette vie, dans l'état intermédiaire et dans toutes les vies futures, tenez-moi par votre crochet de compassion.

Libèrez-moi de la peur de l'existence cyclique et de la paix, accordez-moi toutes les réalisations, soyez mon ami constant et gardez-moi contre toute interférence.

La cérémonie s'est achevée par un verset de dédicace pour l'épanouissement de la tradition de Djé Tsongkhapa

Omniscient Lobsang Drakpa, grâce à vos centres où est dispensée la doctrine,
Remplis d'une foule de moines et de yogis s'efforçant
Inlassablement de maîtriser les trois entraînements purs, 
Que tout soit propice à la pérennité des enseignements des Bouddhas.

Des enseignants et des étudiants des monastères de Sera Mé et de Sera Jé ont posé individuellement et en groupe pour se faire photographier avec Sa Sainteté, puis il a été invité à déjeuner.

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Plus tard dans l'après-midi, pendant plus d'une heure, Sa Sainteté rejoignit les moines du monastère de Tashi Lhunpo qui s'étaient rassemblés dans la cour des débats depuis le début de la matinée pour offrir des prières à l'occasion de l'anniversaire de la mort, il y a 550 ans, de Gyalwa Gendun Drup, le premier Dalaï Lama et fondateur du monastère de Tashi Lhunpo.


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Une présentation de débats au monastère de Tashi Lhunpo https://fr.dalailama.com/news/une-présentation-de-débats-au-monastère-de-tashi-lhunpo Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/une-présentation-de-débats-au-monastère-de-tashi-lhunpo Tashi Lhunpo, Bylakuppé, Karnataka, Inde – Ce matin, Sa Sainteté le Dalaï-Lama assistait à une représentation des techniques de débat par des moines érudits des principaux centres d’apprentissage monastiques guélouks qui participent à la session de débat d'hiver de Djamtcheu et de Riktsog, dans le cadre du programme d’étude de six ans de guéshé lharampa. Le mot Djamtcheu fait référence aux traités de Maitréya, tandis que le mot Riktsog renvoie au Recueil des six traités de Nagarjouna. On a estimé à 1500 le nombre de moines présents.

Sa Sainteté descendit par le temple et sur les marches précédant la porte et prit place dans une voiturette de golf. Il se rendit ensuite dans la cour des débats devant le temple et passa devant la statue en or du roi tibétain Songtsèn Gampo, monté sur un cheval.

Les moines s'étaient rassemblés tôt le matin et, en attendant l'arrivée de Sa Sainteté, récitaient le mantra du Bouddha Shakyamouni. Voyant Sa Sainteté approcher, ils se mirent à réciter le mantra de son nom. Une fois arrivé devant l'assemblée des moines, Sa Sainteté descendit de la voiturette de golf et marcha jusqu'à prendre place face aux moines. Ces derniers chantèrent alors la Louange aux dix-sept maîtres de Nalanda. Sharpa Tcheudjé Rinpoché s’assit à sa droite.

Le premier débat débuta avec les moines de Gandèn Shartsé et de Drépoung Loseling qui jouaient le rôle de challengers tandis que les moines de Rateu et de Drépoung Gomang leur répondaient. Pour débuter, ils se concentrèrent sur deux lignes de la Sagesse fondamentale de Nagarjouna, les Moulamadhyamikakarikas. Les moines en train de débattre abordèrent des sujets traités dans les différents chapitres de la Sagesse fondamentale, notamment les affirmations des écoles philosophiques inférieures selon lesquelles les choses existent intrinsèquement parce qu'elles ont été produites. Ils traitèrent de l'ignorance qu’est la saisie de l'existence inhérente, de la façon dont la production en dépendance vient compléter la vacuité et de la question de savoir si les arya bodhisattvas percevaient la vacuité alors qu'ils sont entièrement absorbés dans la vacuité.

Au cours du deuxième débat, des moines de Tashi Lhounpo et de Gandèn Jangtsé se présentèrent en challengers, tandis que des moines de Séra-djé et de Séra-mé prirent place pour leur répondre. Leur débat portait sur la nature de bouddha telle qu'elle est expliquée dans le Traité de la continuité suprême du grand véhicule de Maitréya, le Mahayana Outtaratantra.

Invités à préciser la signification de la nature de bouddha, les personnes interrogées déclarèrent qu'il s'agissait de la principale cause de l'accomplissement de la bouddhéité. Le débat s'est poursuivi sur la nature de bouddha qui subsiste naturellement et sur la nature de bouddha qui se développe progressivement. Alors que le débat vigoureux touchait à sa fin, ce fut par des paroles de bon augure qu’on y mit un terme formel. Les représentants des moines qui participaient au débat sollicitèrent la bénédiction de Sa Sainteté, pour eux ainsi que pour leurs collègues.

Dans une courte allocution qu’il prononça devant l'assemblée, Sa Sainteté souligna l'efficacité du débat en tant que méthode permettant de surmonter les idées fausses que l’on se fait de la réalité.

« Lorsque j'étais étudiant, j'avais l'habitude de pratiquer avec mes assistants de débat. J'ai pu constater que cela m'aidait beaucoup lorsque je rencontrais des points nécessitant des éclaircissements. Le débat m'a vraiment aidé à y voir plus clair et à mieux comprendre les différents sujets.

« Lorsque nous débattons, nous utilisons différents processus logiques. On dit que lorsqu'on arrive à persuader son adversaire d'accepter comme étant vrai quelque chose qui ne l'est pas, on est vraiment devenu un débatteur confirmé. Toutefois, il se peut que ce ne soit qu’une réussite intellectuelle, le véritable objectif de l'argumentation et du débat étant de transformer notre esprit. Nous pouvons le faire en parvenant à comprendre les différents sujets que nous avons étudiés à la lumière de la logique et de la raison. C'est dans ce contexte que le débat est si important pour améliorer notre compréhension. Je pense que c’est une méthode particulièrement efficace.

« Vous avez présenté vos compétences en matière de débat devant moi aujourd'hui et je tiens à vous en remercier.

« Lorsque j'étais étudiant, j'ai eu plusieurs assistants de débat, dont un certain Déyang Rinpoché. Il n'était pas aussi brillant que d'autres, et il se trouve que, quand je débattais avec lui, généralement je gagnais.

« Quoi qu'il en soit, mon propos est de souligner que le débat est une méthode extrêmement efficace pour nous aider à comprendre ce que nous avons étudié. Bien sûr, il existe d'autres traditions religieuses, comme l'hindouisme, qui sont fondées sur la foi. Mais dans nos études sur le bouddhisme, nous étudions ce que le Bouddha a enseigné par le biais du débat. En compagnie de mes assistants de débat, j'ai pu étudier l'enseignement du Bouddha, ce que j'ai trouvé très bénéfique. Je vous invite donc, vous aussi, à vous plonger dans l'enseignement du Bouddha en utilisant la logique et le raisonnement. Je vous exhorte de donner le meilleur de vous-mêmes dans vos études.

« C'est tout ce que j'avais à dire aujourd'hui. »

Lorsque Sa Sainteté quitta la cour des débats, les moines chantèrent une prière pour sa longue vie, composée par ses deux tuteurs Kyabjé Ling Rinpoché et Kyabjé Tridjang Rinpoché. Dans sa voiturette de golf, il fit une nouvelle fois le tour de la statue de Songtsèn Gampo et remonta l'allée jusqu'au porche du temple, avant de retourner à son lieu de résidence.

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Prières pour les victimes du récent tremblement de terre dévastateur au Tibet https://fr.dalailama.com/news/prières-pour-les-victimes-du-récent-tremblement-de-terre-dévastateur-au-tibet Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/prières-pour-les-victimes-du-récent-tremblement-de-terre-dévastateur-au-tibet Tashi Lhunpo, Bylakuppé, Karnataka, Inde – Ce matin, environ 12 000 personnes, moines, moniales et laïcs, se sont rassemblées dans et autour du temple du monastère de Tashi Lhunpo, rétabli dans la colonie tibétaine de Bylakuppé, Karnataka, afin de prier pour les victimes du récent tremblement de terre dévastateur au Tibet. Les régions du Tibet les plus sévèrement touchées par le tremblement de terre sont Shigatsé et Dingri. Le principal monastère de Shigatsé est Tashi Lhunpo. Fondé par le premier Dalaï Lama, Gyalwa Gèndune Droup, il était le siège des Pantchèn Rinpochés.

Il se trouve que Sa Sainteté le Dalaï Lama séjourne actuellement au monastère de Tashi Lhunpo, rétabli dans le sud de l'Inde. Le fait qu'il se joigne à une grande assemblée pour prier pour les habitants de Shigatsé et de Dingri est donc particulièrement propice.

Le public des villages tibétains environnants commença à arriver très tôt ce matin, et fut admis à partir de 6 h 15. Les moines s’assirent en rangs ordonnés dans le temple. En attendant le début des prières officielles, les fidèles chantèrent le mantra du Bouddha Shakyamouni.

À son arrivée, Sa Sainteté prit place face à des images colossales et dorées du Bouddha et du premier Dalaï Lama, ainsi qu'à des photographies bien visibles du précédent Pantchèn Rinpoché et de son successeur, Guèndune Tcheukyi Nyima. À la droite de Sa Sainteté étaient assis Sharpa Tcheudjé Rinpoché, des abbés et d'anciens abbés. Ils furent rejoints par des membres retraités de l'Administration centrale tibétaine et du Parlement tibétain en exil.

Les membres des médias furent autorisés à entrer dans le temple pour observer et enregistrer la participation de Sa Sainteté à l'assemblée.

Les prières commencèrent par les Trois continuums, une louange et une supplication au Bouddha, suivies par le verset sur la prise de refuge et la génération de l'esprit d'éveil, la bodhicitta. De temps en temps, Sa Sainteté se retourna pour observer l'assemblée de moines et capter leur attention.

Les prières se poursuivirent avec la Prière des quatre pensées incommensurables et la Prière royale de Samantabhadra. Du thé au beurre tibétain et du pain furent distribués et des prières d'offrande prononcées pour les bénir.

Le responsable de la discipline de Tashi Lhunpo annonça la récitation des prières dirigées par Sa Sainteté et d'autres maîtres spirituels. Il lut ensuite la liste des dons qui avaient été faits pour soutenir le rassemblement.

Voici un verset de salutation tiré de la Sagesse fondamentale de Nagarjouna,

Au sein de l'apparition en dépendance,
Il n'y a ni cessation ni naissance,
Ni annihilation ni permanence,
Ni allée ni venue,
Ni séparation ni similitude ;
Je me prosterne devant le Bouddha accompli,
Le meilleur de tous les enseignants,
Celui qui a enseigné [cette] paix,
Qui est libre de toute prolifération conceptuelle.

Suivit une récitation de la Louange au Bouddha pour l'enseignement de l’apparition en dépendance et relation de Djé Tsongkhapa.

Après avoir chanté la Louange à Avalokitéshvara du 7e Dalaï Lama, Gyalwa Kelsang Gyatso, toute l'assemblée récita le mantra d'Avalokitéshvara, Om mani padmé houng, pour toutes les personnes touchées par le tremblement de terre. La session s'acheva par la Prière des paroles vraies invoquant les trois joyaux.

Avant de quitter le temple, Sa Sainteté s'adressa à l'assemblée en ces termes :

« Récemment, un tremblement de terre désastreux a frappé le Tibet, causant des pertes humaines et une dévastation généralisée. C’est dû au karma. Les personnes qui n'ont pas foi dans le Dharma n'ont d'autre recours que de se laisser submerger par le chagrin. Cependant, ceux d'entre nous qui ont foi dans le Dharma du Bouddha peuvent considérer de telles expériences comme des occasions de purifier le karma négatif créé dans le passé et de cultiver des pensées positives pour l'avenir. C'est ainsi que nous pouvons transformer l'adversité en quelque chose de positif. Des désastres comme celui-ci peuvent nous aider à renforcer notre détermination à nous engager avec persévérance pour générer l'esprit d'éveil de la bodhicitta et une compréhension de la vue de la vacuité.

« Face à des catastrophes comme ce tremblement de terre au Tibet, nous pouvons transformer notre façon de penser en facteurs sur le chemin de l'éveil. La capacité de le faire est totalement entre nos mains. Même si un karma négatif a mûri, nous pouvons en profiter pour renforcer notre détermination.

« En ce qui me concerne, le fait de voir les rapports sur la dévastation causée par le tremblement de terre a renforcé ma détermination à cultiver la bodhicitta, la vision de la vacuité et à adresser de ferventes supplications à Avalokitéshvara. Au lieu de perdre courage et de pleurer de détresse, transformer l'adversité en un facteur sur le chemin de l'éveil est une opportunité que nous, pratiquants et pratiquantes, pouvons saisir. Bien que de nombreuses calamités naturelles aient lieu au Tibet, nous devrions être en mesure de transformer ces malheurs en facteurs sur le chemin de l'éveil et prier pour qu'en conséquence, nous puissions réellement progresser sur le chemin. Les survivants ne devraient pas perdre courage, mais plutôt faire preuve d'une détermination renouvelée.

« Le Tibet est incontestablement la terre des disciples d'Avalokitéshvara. C'est pourquoi nous devons cultiver en permanence et avec persévérance des pensées positives. Les rapports sur la destruction qui a eu lieu, fruit d'un karma irréversible, nous ont vraiment attristés. Cependant, il serait utile de considérer cette tragédie comme une occasion de cultiver une véritable aspiration à l'éveil. C'est ainsi que nous pourrons réjouir Avalokitéshvara.

« Nous ne devons pas nous décourager. Les tremblements de terre sont des calamités naturelles ; nous ne pouvons les imputer à personne d'autre. Ce sont des phénomènes naturels, et non le résultat d'activités humaines. Vu sous cet angle, il n'y a aucune raison d'être en colère contre les Chinois. Puisque ce qui s'est passé est le résultat du karma, les Tibétains du monde entier, au Tibet et ailleurs, devraient s'efforcer de cultiver des pensées positives.

« En ce qui concerne la Chine, il semble que le nombre de bouddhistes chinois augmente et que de plus en plus d'entre eux réagissent positivement à mon nom.

« Comme je l'ai dit précédemment, nous ne devons pas nous laisser décourager, mais travailler dur pour cultiver des pensées positives que nous n'avons pas cultivées auparavant, et pour renforcer les pensées positives que nous avons déjà cultivées. Il est important de maintenir les liens qui nous unissent et qui sont fondés sur notre foi et notre engagement inébranlables.

« Pour ma part, j'ai été animé d’une grande détermination au cours de ma vie, et je continuerai ainsi jusqu'à ce que j'aie plus de cent ans. Nous devrions tous faire preuve de résilience et cultiver avec persévérance la bodhicitta et la vision de la vacuité au quotidien. C'est une offrande qui plaira vraiment aux bouddhas. C'est la meilleure façon de cultiver le mérite pour cette vie et la vie future. Nous pouvons également montrer l'exemple aux autres en réduisant les pensées de colère et d'attachement et en instaurant la paix en nous-mêmes.

« D'une manière générale, les gens du monde entier admirent les Tibétains. Ils apprécient notre nature chaleureuse et le mode de vie tibétain. J'ai de nombreux amis qui respectent les Tibétains pour leurs bonnes manières.

« Comme je vous l'ai déjà dit, je suis déterminé à faire de mon mieux. Et si les signes dans mes rêves et d'autres indications sont pris en compte, je pourrais vivre jusqu'à plus de 110 ans. Je ferai de mon mieux, et vous tous, mes amis du Dharma, devriez faire de votre mieux aussi. Cette tragédie qui a eu lieu au Tibet ne doit pas être un motif de colère ni de découragement. En comprenant comment transformer les épreuves en facteurs sur le chemin de l'éveil, nous devrions être en mesure de transformer notre perception de ce désastre en une opportunité d'espoir. »

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Sa Sainteté le Dalaï Lama exprime sa profonde tristesse à la suite du tremblement de terre au Tibet https://fr.dalailama.com/news/sa-sainteté-le-dalaï-lama-exprime-sa-profonde-tristesse-à-la-suite-du-tremblement-de-terre-au-tibet Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/sa-sainteté-le-dalaï-lama-exprime-sa-profonde-tristesse-à-la-suite-du-tremblement-de-terre-au-tibet J'ai appris avec une profonde tristesse le tremblement de terre dévastateur qui a frappé Dingri au Tibet et les régions environnantes ce matin. Il a causé la perte tragique de nombreuses vies, de nombreux blessés et d'importantes destructions d'habitations et de biens.

J'adresse mes prières à ceux qui ont perdu la vie et je souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés.

Le Dalaï Lama

Bylakuppe, Inde du Sud

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Arrivée au monastère de Tashi Lhunpo https://fr.dalailama.com/news/arrivée-au-monastère-de-tashi-lhunpo Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/arrivée-au-monastère-de-tashi-lhunpo Tashi Lhunpo, Bylakuppe, Karnataka, Inde – Le vendredi 3 janvier 2025, Sa Sainteté le Dalaï Lama a quitté Dharamsala, où les rues étaient bordées de Tibétains et d'autres sympathisants venus l'accueillir, pour un séjour hivernal dans le climat plus chaud du sud de l'Inde. Il a passé la nuit à New Delhi et s'est envolé hier pour Bengaluru, où il s'est à nouveau reposé pour la nuit. Ce matin, il est monté à bord d'un hélicoptère qui l'a conduit à la colonie tibétaine de Bylakuppe. Il a atterri sur le terrain de football Dickyi Larsoe.

Sa Sainteté fut reçu par un représentant de l'administration du district de Mysore, l'abbé du monastère de Tashi Lhunpo, le représentant principal des établissements tibétains du sud, ainsi que des représentants des cinq établissements tibétains du sud de l'Inde.

Alors qu'il parcourait les 5,5 km qui le séparaient de Tashi Lhunpo, des membres de la communauté tibétaine, des moines et des moniales, des laïcs, dont beaucoup étaient âgés et assis dans des fauteuils roulants, ainsi que des enfants ayant des besoins particuliers, s’étaient alignés le long de la route, écharpes de soie et encens à la main, pour le saluer. Des moines coiffés de leurs chapeaux jaunes jouaient du cor, du tambour et de la cymbale. Des membres de la troupe d'opéra Bylakuppe dansèrent et chantèrent pour le saluer.

Le monastère de Tashi Lhunpo était décoré pour accueillir Sa Sainteté. Dès le portail, l'allée était décorée de motifs colorés représentant les huit symboles auspicieux. Près du temple, la route, recouverte d'un épais tapis de pétales de fleurs, s'élevait en faisant un détour pour permettre à Sa Sainteté de descendre de sa voiture juste devant la porte. Il fut accueilli par l'abbé du monastère de Tashi Lhunpo, le Gandèn Tri Rinpoché récemment installé et l'ancien Gandèn Tri Rinpoché.

Sa Sainteté fit des prières en entrant dans le monastère. Après avoir pris place devant le trône, il alluma également une lampe en signe de bon augure. L'abbé offrit un mandala et des représentations du corps, de la parole et de l'esprit de l'éveil. La prière pour la longue vie de Sa Sainteté, écrite par ses deux tuteurs, fut récitée et du thé et du riz de cérémonie furent servis, après quoi Sa Sainteté s'adressa à l'assemblée.

« Aujourd'hui, je suis venu au monastère de Tashi Lhunpo, fondé par l'omniscient Gyalwa Guèndun Droup, le premier Dalaï Lama. Au Tibet, le monastère était réputé pour la qualité des études de philosophie et de logique bouddhistes des moines. Gyalwa Ènsépa était célébré pour sa façon d'enseigner l'essence des instructions.

« Après les bouleversements survenus au Tibet, le siège de l'enseignement connu sous le nom de Tashi Lhunpo a été rétabli ici en exil. C'est l'un des monastères les plus importants du Tibet. Le Gyalwa Guèndun Droup a fondé le monastère. Je suis son successeur et je suis heureux et honoré d'être arrivé ici aujourd'hui.

« L'objectif principal d'un monastère, comme je l'ai toujours conseillé, est d'être un centre d'apprentissage, offrant aux moines et aux moniales la possibilité d'étudier le programme d'études et de mettre en pratique ce qu'ils apprennent.

« Aujourd'hui, dans ce monde, même des personnes qui ne sont pas bouddhistes s'intéressent à ce que le Bouddha a enseigné. Beaucoup, dont des scientifiques, sont attirés par notre utilisation de la raison et de la logique. C'est une tradition que nous avons maintenue vivante au fil des siècles. »

Sa Sainteté rappela qu'il n'y a pas si longtemps, il assistait à une réunion dans le magnifique temple thaïlandais de Bodhgaya, où se réunissaient les membres du Sangha, qui poursuivent les trois entraînements et l'étude des trois corbeilles des enseignements du Bouddha. Au cours de la réunion, il a eu une vision du Bouddha au milieu de l'assemblée. L'Éveillé lui fit signe d'avancer et l'invita à s'asseoir à ses côtés. Sa Sainteté dit qu'il avait eu une vision claire du Bouddha, qui semblait très satisfait de lui et de l'effort qu'il avait fait en œuvrant pour le Dharma.

« Les membres des institutions monastiques d'ici devraient s'efforcer de préserver les enseignements du Bouddha, en particulier en cette époque de dégénérescence. Les enseignements du Bouddha suscitent de l'intérêt en Chine et dans les pays qui ne sont pas traditionnellement bouddhistes. La tradition suivie par ceux d'entre nous qui sont réunis ici met l'accent sur l'utilisation de la raison et de la logique. En faisant preuve de discipline, nous apprenons à contrôler nos émotions négatives. Il ne s'agit pas seulement d'une question de foi, mais de l'utilisation de la raison et de la discipline pour parvenir à la paix de l'esprit en nous-mêmes. Cette approche est propre à l'enseignement du Bouddha.

« Nous souhaitons atteindre la bouddhéité : nous n'y parviendrons pas sur la seule base de la foi, mais en nous appuyant sur la raison et la logique. Moi, en tant que bhikshou, un disciple sincère du Bouddha, dès que je me réveille le matin, je médite sur l'esprit d'éveil de la bodhicitta et sur la vision de la vacuité. Je le fais quotidiennement et cela me donne confiance. C'est tout, merci.

Sa Sainteté rejoignit ses quartiers au monastère tandis que l'assemblée chantait la prière des Paroles de vérité, suivie d'un verset des Visions secrètes du Grand Cinquième Dalaï Lama, selon lequel tous les esprits malveillants et toutes les interférences peuvent être vaincus par la vérité des Trois Joyaux.

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Condoléances pour le Président Jimmy Carter https://fr.dalailama.com/news/condoléances-pour-le-président-jimmy-carter Don Eisenberg https://fr.dalailama.com/news/condoléances-pour-le-président-jimmy-carter Thekchèn Tcheuling, Dharamsala, Inde – Ayant appris le décès du président Jimmy Carter, Sa Sainteté le Dalaï Lama a écrit aujourd'hui à Chip Carter, le fils du président, au Centre Carter, pour lui présenter ses condoléances.

Sa Sainteté le Dalaï Lama et le président Jimmy Carter ensemble en 2002.

« Le président Carter a vécu une vie pleine de sens, a-t-il écrit, avec des décennies d'efforts inlassables pour aider les pauvres et les opprimés, pour rechercher des solutions pacifiques aux conflits et pour faire progresser la démocratie et les droits de l'homme dans le monde entier. Le fait d'être resté actif tout au long d'une vie aussi longue est un exemple pour nous tous de la manière de vivre notre vie au service des autres. Le comité Nobel a reconnu sa contribution au bien-être de l'humanité en lui décernant le prix Nobel de la paix en 2002.

« En outre, le peuple tibétain et moi-même sommes toujours reconnaissants au président Carter pour l'intérêt profond qu'il a porté à la situation au Tibet et pour les initiatives qu'il a prises afin d'alléger les souffrances de notre peuple. »

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